De
cendrine111,
posté le
29/06/10 à 13h49
Dans notre société, l’alcool affiche son omniprésence. Son
influence, voire son attrait sont perçus très tôt par les
enfants.
A l’adolescence, selon les individus, sa consommation peut
répondre au besoin d’identification, d’indépendance ou
correspondre à l’une des conduites à risque adoptées à cet
âge. Les jeunes en France et dans de nombreux pays d’Europe
boivent de plus en plus et de plus en plus tôt.
Mais les modes de consommation ont changé !
Certains jeunes cherchent à boire le plus possible, le plus
rapidement pour avoir un maximum d’effet. Ce phénomène est
appellé “binge drinking” au Royaume-Uni.
Où boit-on quand on est jeune ?
L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte
familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des
jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans.
La consommation reste ainsi “encadrée” par des adultes.
Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on
consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café.
A 19-20 ans, les trois-quarts de l’échantillon consomment
plutôt hors de leur domicile, le week-end et le soir.
Quand boit-on ?
Les jeunes consomment principalement le week-end, pour 90%
d’entre eux et, avec l’âge, le vendredi prend la place du
dimanche.
Fait surprenant, c’est plutôt le goût et l’occasion offerte
de boire que le prix qui motivent la consommation de telle
ou telle boisson.
Les garçons et l’alcool :
Du côté des garçons, le fait d’avoir un parent ayant fait
des études supérieures est par exemple susceptible de
favoriser la consommation de boissons alcoolisées.
De même, la pratique d’un sport semble augmenter la
fréquence de consommation.
Les filles et l’alcool :
Pour ce qui concerne les filles, les facteurs sont plutôt
d’ordre psycho-environnemental : une communication difficile
avec les parents ou des difficultés d’adaptation scolaire.
La famille semble le facteur de régulation le plus évident.
L’alcool pour intégrer un groupe :
Il est parfois nécessaire de transgresser la règle pour
devenir adulte.
L’oisiveté peut être le motif de rejoindre le groupe, et le
manque de possibilités de loisirs pour le groupe une cause
de l’absorption d’alcool.
L’importance du groupe est constamment exprimée dans les
témoignages des jeunes.
“J’ai commencé à boire étant jeune, dit cette jeune femme,
par ennui et par peur de la solitude. Je ne connaissais
personne. Puis, dans ma vie, il y a eu un ‘déclic’. J’ai
arrêté depuis plusieurs années, et je milite dans une
association.”
“J’ai bu très jeune, avoue ce père de famille, c’était
devenu une habitude, puis un besoin. On n’en parlait pas en
famille… Après de longues années, je suis devenu un
abstinent heureux. J’ai retrouvé ma joie de vivre, ma femme,
mes enfants. Et maintenant, j’aide les autres à s’en sortir
dans mon association.”
La consommation d’alcool pour ne plus être timide :
Le jeune prend quelques verres pour oser parler aux filles.
Contre l’angoisse, on parle d’alcool-plaisir,
d’alcool-lubrifiant social, d’alcool-anesthésiant,
d’alcool-médicament… On boit pour diminuer les moments
difficiles à passer, l’alcool calme les blessures de
l’enfance. Il est considéré comme un bon compagnon qui
soulage et porte l’espoir.
L’effet de l’alcool sur votre santé dépend de plusieurs
facteurs.
Par exemple, l’alcool affecte les hommes et les femmes
différemment. Les autres facteurs comprennent :
La quantité que vous consommez.
Votre poids.
Votre santé globale et votre alimentation.
Combien de fois vous buvez.
La toxicité de l’alcool sur le système nerveux s’envisage à
deux niveaux : il existe une toxicité fonctionnelle, dans
laquelle des effets aigus persistent tant que l’alcoolémie
reste élevée puis disparaissent ensuite. Ces effets peuvent
avoir des conséquences graves à court terme (troubles du
comportement, accidents, violences) mais n’entraînent pas de
séquelles. La toxicité lésionnelle comprend les effets
chroniques résultant d’une consommation prolongée d’alcool :
persistant même après arrêt de cette consommation, ils sont
susceptibles de laisser des « traces » définitives. Les
sujets concernés et les conséquences de ces deux types de
manifestations sont donc extrêmement différents.
Les effets de l’alcool sur le système cardiovasculaire
peuvent être explorés à travers l’étude de l’influence de la
consommation d’alcool au niveau des principaux facteurs de
risque cardiovasculaire, ainsi que sur d’autres paramètres
intervenant dans l’homéostasie vasculaire. Dans un second
temps, la consommation d’alcool peut être mise en relation
avec l’incidence des principales maladies cardiovasculaires
: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral,
myocardiopathie, troubles du rythme cardiaque et artérite
des membres inférieurs, à travers l’analyse d’études
prospectives, préférables aux études cas-témoins.
La relation entre alcool et cancer est établie dans la
littérature scientifique depuis longtemps. Plusieurs
ouvrages ont, dans les dernières années, fait le point sur
la relation entre cancer et alimentation, dont la
consommation d’alcool. L’association entre consommation
d’alcool et cancers des voies aérodigestives supérieures
(bouche, pharynx, larynx, oesophage) et du foie est
considérée comme convaincante. La relation avec le cancer du
sein et le cancer colorectal est, quant à elle, considérée
comme probable. La relation avec le cancer du poumon est
considérée comme possible. Par ailleurs, les experts
s’accordent à considérer qu’il n’y a pas d’association
convaincante entre consommation d’alcool et cancer de la
vessie, probablement pas d’association avec le cancer de
l’estomac ou du pancréas, et possiblement pas avec le cancer
de la prostate et du rein.
L’alcool peut avoir un effet direct sur le statut
nutritionnel, en entraînant une malnutrition par
substitution aux autres nutriments, ou inversement un
surpoids par addition, ou bien encore des modifications du
comportement alimentaire. Indirectement, la consommation
d’alcool peut entraîner une malnutrition par maldigestion ou
malabsorption liées aux complications organiques.
Les dangers de l’alcool à plus ou moins long terme :
Des ulcères d’estomac.
Des problèmes sexuels.
Une maladie du foie.
Des lésions cérébrales.
Plusieurs sortes de cancers.
Des insomnies.
De la nervosité.
Une forte transpiration.
Des tremblements.
Des hallucinations.
Des convulsions.
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